Grand mariage ou Enda en Grande Comore
Le grand mariage correspond à un rite de passage d'un groupe générationnel à l'autre et donne lieu à des échanges généralisés et ostentatoires dont la liste est codifiée mais dont le contenu n'est pas limité.
D'autres rituels du cycle de vie entretiennent aussi ce système d'échange à l'intérieur de l'unité de la ville ou du village.
Cette coutume très dispendieuse est souvent le but d'une vie.
On lui a souvent reproché d'être source de pauvreté et de non développement.
Ces cérémonies renforcent (ou contraignent à renforcer) les liens familiaux, interclaniques ou de voisinage pour trouver les financements nécessaires.
De nombreux Grands Comoriens n'hésitent pas à faire le voyage depuis la France ou la Réunion pour faire leur « Chéo », que l'on peut traduire en français par « honneur ».
Celui-ci n'est reconnu par les pairs (autres Grands mariés) que s'il a lieu en Grande Comore.
La coutume veut que l'homme offre une maison à sa femme, un bien sur lequel il n'a plus aucun pouvoir.